vendredi 15 juin 2012

Porosité grandissante entre l'UMP et le FN.

Le ni-ni officiel de l'UMP ne doit pas cacher la porosité grandissante entre les électeurs de ces deux familles politiques. Les digues se fissurent comme le souligne avec délectation Marine Le Pen.

Certes, les retraits de candidats UMP en faveur du Front national ont été évités à l'exception de celui de Roland Chassain dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône.


Mais, du côté du FN, les renvois d'ascenseur sont amorcés. Ainsi, la candidate du FN dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales s'est désistée au profit du candidat UMP et Louis Aliot a appelé à voter pour Fernand Siré, le candidat de l'UMP.

Mais surtout, de nombreux députéEs UMP en appellent aux électeurs du FN au nom de la proximité ou de la similitude de leurs valeurs. L'exemple le plus frappant est celui de Nadine Morano, ancienne ministre, en difficulté, qui a appelé en des termes explicites et nauséabonds reprenant des thématiques racistes et xénophobes, les électeurs du FN à voter pour elle au 2e tour. Depuis, elle donne carrément des interviews au journal d'extême-droite Minute. Ou encore J. F. Coppé qui dit "pas d'accord avec le FN" mais déclare recevoir 5 sur 5 les messages des électeurs du FN.

D'autres également ont franchi le pas, comme P. Boënnec, candidat UMP dans la 9e circonscription de Loire-Atlantique qui a sollicité directement et personnellement la candidate du FN pour obtenir ses suffrages.

Sans oublier ceux qui multiplient les déclarations flatteuses pour le FN.

Cinq ans de présidence de Sarkozy ont laissé des traces profondes comme l'a montré la droitisation extrême de sa campagne présidentielle. « Le débat sur l'identité nationale », les discours ou déclarations à caractère xénophobes de C. Guéant, entre autres, ont contribué au rapprochement entre de la droite et de l'extrême-droite.

Mais, il y a pire encore dans la posture délétère de la droite : son ni-ni recèle une véritable infamie, celle qui consiste à mettre sur le même plan le Front de gauche et le Front national avec dans la foulée les accusations injurieuses de soi-disante accointance antisémite, proférées à l'égard de J.L. Mélenchon, sur les ondes de France Inter, par Juppé et Raffarin.

Une manière pour l'UMP de masquer ses proximités avec le FN en jouant les fausses symétries entre extrême droite et extrême gauche, entre racistes et xénophobes fascisant et ceux qui les combattent.

Raison de plus pour, le 17 juin, utiliser le bulletin de vote du candidat de gauche pour battre la droite et l'extrême-droite.

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