lundi 11 juin 2012

Législatives en rose et bleu avec la menace du Front national.

Le présidentialisme avec l'inversion du calendrier électoral a marché à plein.

L'enjeu de donner un majorité de gouvernement au président élu a favorisé cette fois les candidatEs du Parti socialiste, qui entrevoit la possibilité d'obtenir la majorité absolue le 17 juin, seul ou avec ses alliés.


Le programme de F. Hollande se trouve ainsi conforté dans cette période de crise économique, les premières mesures apparaissant comme la volonté de corriger la brutalité de la politique de Sarkozy.

Mais, la forte abstention met l'accent sur un désenchantement certain d'une fraction de l'électorat.

L'UMP plastronne parce que ses leaders obtiennent de bons résultats généralement et que la vague rose ne les pas submergé. Il n'empêche : ces élections prolongent la défaite de N. Sarkozy le 6 mai.

Si le PS et l'UMP fourniront les gros bataillons de députés, les scores obtenus par le Front national, même s'ils sont inférieurs à celui de Marine Le Pen à la présidentielle, montre une enracinement social et local du FN sur une base résolument xénophobe.

Le courageux combat mené par J.L. Mélenchon à Hénin-Beaumont, dans un contexte de division de la gauche radicale, n'a pas permis d'enrayer ce phénomène. Le FN à un haut niveau c'est un danger à combattre sans relâche pour défendre nos droits sociaux, la démocratie, la solidarité internationale.

A la gauche du PS, la situation est contrastée. Si le Front de gauche améliore ses résultats obtenus en 2007, il enregistre un recul par rapport à la présidentielle : il paye la logique du vote utile et un manque de positionnement clair vis-à-vis du PS, alternant, en fonction des candidats, entre une ligne "autonome et conquérante" et le rassemblement de toute la gauche. Par contre, l'addition est salée pour le NPA et LO qui avec 0,98% des voix font trois fois moins bien qu'en 2007.

La Gauche anticapitaliste qui présentait 35 candidats dans des configurations différentes enregistre des résultats modestes, à l'exception de Clermont-Ferrand et du Limousin.

Le 17 juin, il faudra à la fois amplifier la défaite de l'UMP et barrer la route au Front national.

C'est pourquoi la Gauche anticapitaliste appelle à utiliser le bulletin de vote PS ou EELV, à voter pour le/la candidatE du front de gauche, selon les configurations locales.

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