lundi 1 mai 2017

Intervention du RESF 63 : manifestation du 1er mai 2017.

Comme vous toutes et tous réuni-e-s aujourd'hui les militant-e-s du réseau éducation sans frontières sont inquiets et révoltés de la manière dont l'immigration et les étrangers ont été présentés et stigmatisés tout au long de la campagne présidentielle. Pour la plupart des candidats, et en particulier celle du front national, les étrangers seraient responsables de tous les maux. Alors avant d'expliquer nos luttes passés et nos combats futurs pour la solidarité avec les migrants et tous les réfugié-e-s, nous tenons à l'affirmer encore une fois : non les étrangers ne sont pas des délinquants, l'immigration n'est pas un poids mais une chance. Richesse économique et culturelle, elle a permis à notre pays de se construire et de rayonner. La liste et longue des auteurs, des maçons, des poètes, des enseignants, des scientifiques , des chanteurs, des médecins, des infirmiers, des vétérinaires, des cuisiniers toutes et tous venus des quatre coins du monde.
Alors aujourd'hui l'heure est grave. Ils sont aux portes du pouvoir. Ne nous trompons pas sur la vraie nature de ce parti le F Haine. Dans les différentes mairies où il est en responsabilité, les associations et ONG défendant les droits de l'Homme et les étrangers sont pris pour cible. Ainsi la ligue des droits de l'Homme, les associations caritatives d'aide au plus précaires voient leurs locaux et leurs moyens supprimés. Demain si Marine LePen était au pouvoir, pourrions-nous, le Réseau Education Sans Frontière, se réunir tous les lundis soirs à 18h30 dans les locaux de la LDH au centre Jean Richepin à Clermont-Ferrand ? Bien sûr que non, nos activités d'aide au étrangers seraient déclarées purement et simplement illégale.
Parti d'extrême droite, allié des autres partis d'extrême droite européen. Il prône la fin de immigration. Va-t-il le faire à l'image de Viktor Orban, premier ministre de la Hongrie ? Cet homme bafoue, lui aussi, la démocratie en renforçant la contrôle des ONG. Sur les 175 km qui sépare la Hongrie de la Serbie un mur de 4 mètres de haut surmonter de barbelé a été construit en septembre 2015. Depuis cette même date, Orban a donné l’ordre à l’armée de tirer sur les réfugiés, « si nécessaire ».
Alors est-ce là le projet de société que nous voulons ! Projet de fermeture de barbelés et de haine ! En plus d'être ridicule, ce projet est un drame humain. No pasaran !
Malheureusement, les différents gouvernements ont alimenté ce discours en stigmatisant les étrangers et en rendant le droit d'asile limitatif, en n'assumant pas un accueil humain des réfugiés, en continuant la politique d'expulsion des « sans-papiers ».
Tous les lundis soirs, le réseau éducation sans frontière mesure les dégâts et les drames de cette politique : des familles ont été assignées à résidence menacées d'expulsion, des familles avec enfants sont jetés à la rue, des jeunes sont soupçonnés de mentir sur leur âge et privés des droits élémentaires, droit à l'éducation et au logement...
Nous ne laissons pas faire, le réseau se réunit tous lundis les soirs et des écoles se mobilisent. Alors soyons nombreux aux prochains rdv : mercredi 10 mai 2017 à 18h00 sur la place de Jaude et samedi 20 mai 2017 pour un goûter-ciné solidaire à partir de 10h00 et à midi pour un repas partagé devant le cinéma le Rio, rue pré sous les vignes.
Soyons nombreux pour dire que nous ne voulons pas que des familles vivent à la rue, nous ne voulons pas qu'ils vivent la peur au ventre d'une expulsion dans des pays qu'il ont fui et ou il ne peuvent plus vivre. Les deux pays concernés par nos mobilisations sont le Kosovo et la République démocratique du Congo. Dans ces deux pays leur vie sont en danger tous les rapports internationaux le disent. La préfecture le sait. Alors Mme la Préfète : pourquoi n'utilisez vous pas votre pouvoir discrétionnaire pour régulariser les 5 familles (Bérisha, Hashani, Sedjui, Pélagie N Sembo et Noëlla Ngalula-Msombo) ? Pourquoi ne leur évitez vous pas l'enfer des prisons de la RDC? Pourquoi ne leur évitez vous pas les persécutions que subissent de nombreuses populations du Kosovo ? Les parents d'élèves, les enseignants des écoles Jules Ferry de Cébazat, de Charles Perrault, du collège A. Camus, du lycée Amédée Gasquet l'ont compris. Ils ne pourront pas retourner la-bas, ils vivent ici, ils restent ici !
Deux derniers mots, un pour ces jeunes qui ont traversé le monde et arrive en France dans le pays qu'il pensaient être celui des droits de l'Homme. Pourtant dès leur arrivée, ils sont suspectés et leur minorité est remise en cause. Ils sont alors privés des droits élémentaires, privée de toit, logés dans des conditions précaires. Exigeons avec eux : un toit, des papiers une école.
Dernier points enfin ; le logement. Tous les lundi soirs : des familles à la rue, des jeunes mineurs ou majeurs, des enfants à la rue. Les logements vacants sont nombreux, les pouvoirs public doivent prendre leur responsabilité. Personne ne devrait dormir à la rue : un toit c'est un droit !

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