lundi 13 juin 2016

[Communiqué du groupe Place au peuple] Le tweet et la matraque

La grande grève des ouvriers de Michelin en 1950, les plans sociaux des années 80, les licenciements boursiers de 1999 ont été des épreuves de vérité pour Gabriel Montpied, Roger Quilliot ou Serge Godard.

Sans être pour autant des révolutionnaires, les Maires successifs de Clermont avaient choisi la solidarité ouvrière, la lutte pied à pied pour le sort des salarié-e-s, une distance critique vis à vis de la mondialisation financière.

Face à Nuit Debout et au mouvement contre la loi travail, Olivier Bianchi tweete et appelle la police.

Les débats sur la démocratie, la précarité ou le droit du travail l'amusent. Il ironise en écrivant qu'insomniaque, il passe déjà ses nuits debout sans en faire tout un plat. Il aurait pu faire mieux en nous disant qu'avec un déficit cumulé de 550 000 euros (chiffre révélé dans La Montagne du 23-04-16) le Parti Socialiste du Puy-de-Dôme avait perdu depuis longtemps l'habitude de faire de la politique assis sur des palettes.

Alors que ses prédécesseurs avaient su faire face à de multiples délégations populaires autrement plus nombreuses et menaçantes, le plus souvent en les recevant avec bienveillance, il fait donner de la matraque. Ce sont des scènes jamais vues dans la vieille maison commune qui se sont déroulées lors du Conseil Municipal du 29 avril. Pour quatre palettes, un jeune militant a fait un mois de prison.

Depuis deux ans, nous faisons ici la chronique des renoncements et des démissions d'Olivier Bianchi et de sa majorité devant les intérêts privés et la finance.
Il fallait beaucoup de « communication » pour pouvoir encore se réclamer de l'idée de socialisme en n'opposant plus rien aux logiques économiques néolibérales les plus brutales.

Il fallait l'épreuve de vérité face à un mouvement social, il fallait le tweet et la matraque pour dévoiler tout à fait le sens de cette politique et combien elle s'éloigne des traditions municipales clermontoises.

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