jeudi 31 mai 2012

Il faut augmenter les salaires de 300 euros net.


Nous n'allons pas plaindre ces pauvres patrons du secteur public qui devront revoir à la baisse leurs salaires suite aux promesses de campagne de F. Hollande en vue de ramener l'échelle salariale de 1 à 20.

Il est particulièrement indécent et injuste qu'en ces temps de crise du système capitaliste et d'efforts toujours plus important demandés aux salariéEs qu'un Henri Proglio, PDG d'EDF, touche une rémunération supérieure à 1,5 millions d'euros, soit 64 fois le salaire le plus bas dans son entreprise.


Il est particulièrement indécent et injuste que les grands patrons s'exonèrent des sacrifices qu'ils infligent aux autres alors que le seuil de pauvreté s'établit à 954 euros par mois et que c'est le lot de 8,2 millions de personnes, en augmentation par rapport aux enquêtes précédentes.

En règle générale, la rémunération des patrons des grosses entreprises du privé est encore plus indécente ! Salaires, part variable colossale, stock options et autres avantages en nature leur font atteindre des sommets ! Il faut que les patrons du privé s'alignent au moins sur la même règle.

Mais limiter les salaires des grands patrons n'entraine pas automatiquement une redistribution des richesses produites, c'est-à-dire une augmentation conséquente des salaires permettant de vivre dignement, d'avoir des loisirs, des projets.

Le coup de pouce pour le Smic ne l'empêchera pas de rester un salaire de misère. 80% des smicards sont des femmes et elles sont majoritairement victimes du temps partiel imposé.

Ce qu'il nous faut c'est un autre partage des richesses, le retour des 10% de la richesse produite qui est passée de la poche des salariéEs à celles des actionnaires, soit 170 milliards d'euros par an !

C'est pourquoi, pour la Gauche anticapitaliste, 300 euros net d'augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux, pour toutes et tous et un Smic à 1700 euros net est une exigence qui doit être satisfaite maintenant, de même que la résoption des inégalités subies par les femmes.

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