dimanche 11 septembre 2016

Lettre de rentrée du Réseau éducation sans frontière (RESF)

Tous ensemble exigeons :
un toit, une école et des papiers pour tou-te-s.
          Dans le Puy de Dôme, le réseau éducation sans frontière 63 se réunit tous les lundis soirs à Clermont-Ferrand à 18h00 au centre Jean Richepin local de la LDH. Deux permanences sont assurées le jeudi au même local à partir de 18h00 pour examiner les situations individuelles, le mercredi après-midi est consacré aux jeunes étrangers isolés. Le but du réseau est la régularisation de tous les sans papiers. Toute l'énergie possible est déployée pour permettre aux étrangers de vivre dignement ici. L'aide aux étrangers nécessite des moyens financiers assez importants pour non seulement mettre en place des actions mais aussi permettre une aide pour l'obtention des titres de séjours, d'un passeport...Aussi RESF 63 s'est doté d'un outil pour financer son action : les amis de RESF63. Il est possible de soutenir le réseau en adhérant individuellement. Soyons nombreux à le faire :  amis.resf63@laposte.net
Jeunes étrangers isolés : Après les guerres, les famines, les risques encourus pendant les traversés, la galère continue.
Le 29 juillet 2016, dans le cadre du festival "la belle rouge" de la compagnie Jolie Môme à Saint-Amant-Roche-Savine, RESF 63 a animé un débat sur les thèmes des jeunes étrangers isolés. 15 jeunes et quelques militants du réseau étaient à la tribune. Un jeune n'a pas pu retenir ses larmes quand il a évoqué la traversée et les morts depuis la Guinée Konakry. D'autres ont décrit les guerres, les famines et expliqué les raisons qui les ont poussés à venir en France. Un retour vers leur pays d'origine est impossible et impliquerait la mort, des tortures ou des persécutions.
Malgré ces épreuves, la galère continue. Dès leur arrivée, les mineurs sont convoqués afin de faire un test osseux. Ces tests, décriés dans de nombreux pays, aboutissent toujours à la même conclusion : 19 ans. Les jeunes sont alors exclus de l'aide sociale à l'enfance et dirigés vers le 115 donc la plupart du temps à la rue. Ils attendent un procès du tribunal des enfants qui les rétablit parfois dans leur droit mais 6 mois en moyenne se sont écoulés.  Qui est responsable de cette situation ?  L'Etat en porte une grande part par sa politique d'immigration qui est calquée sur les années Sarkozy, les députés qui ont inscrit dans la loi les tests osseux mais aussi la plupart des conseils départementaux qui dirigent les jeunes vers les tests osseux et refusent de mettre en place un statut jeune majeur pour les personnes prises en charge après 16 ans.
Le conseil départemental du Puy de Dôme ne répond pas aux revendications de RESF  63. Pour les jeunes étrangers isolés à Clermont-Ferrand, les permanences du mercredi après-midi à la LDH  deviennent le seul repère pour les aider.
La mobilisation dans les établissements scolaires pourrait rétablir ces jeunes dans leurs droits. Soyons attentifs et présents nombreux aux rendez-vous fixés par le réseau. Tous doivent avoir : un toit, des papiers, une école.
Famille à la rue, enfants en danger !
Les services de l'état et des conseils départementaux ont pris l'habitude de ne plus assurer les hébergements de personnes déboutées du droit d'asile. Ainsi des familles avec enfants, parfois en bas-âge sont  à la rue. RESF, la LDH et le DAL avec parfois l'aide de cabinets d'avocats attaquent en référé au tribunal administratif la préfecture ou le conseil départemental. La plupart du temps, le tribunal a enjoint la préfecture ou le conseil départemental à reloger les familles.
Pourquoi l'Etat ou les conseils départementaux n'assurent-ils pas leur mission ? Pourquoi les familles sont-elles obligées de saisir le tribunal administratif pour être logées ?
Aidez-nous à continuer cette lutte pour l’égalité des droits
Les organisations démocratiques aux côtés des sans-papiers : la solidarité a un prix et il est souvent élevé. Pour continuer, RESF 63 doit pouvoir s’appuyer sur les organisations démocratiques progressistes du département. Souvent les syndicats CGT, SOLIDAIRES et FSU nous aident. Nous leur renouvelons notre appel mais nous voulons l’étendre aujourd’hui à toutes les organisations politiques, associatives, culturelles afin que toutes nous aident à leur mesure en cette rentrée qui marque les 20 ans d’une activité militante continue en soutien aux sans-papiers sur l’agglomération clermontoise et le département.
Chèques à l’ordre de « Amis de RESF », adresse RESF centre Jean Richepin, rue Jean Richepin 63000 Clermont-Ferrand.

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